Nono Assassin


Messages: 38 Date d'inscription: 03/11/2011 Age: 15 Fonction: Administrateur
Données Espèce: Cyborg Bourse: 10500 crédits Equipement:
 | Sujet: Assassinat sur Mustafar Dim 11 Déc - 16:54 | |
| L'assassin était prêt. Tout l'opération avait été planifiée des dizaines et des dizaines de fois, elle défilait dans sa tête, sans arrêt, de manière à envisager la moindre des possibilités. Il aurait eu plus de facilité s'il ne s'était préoccupé de la réputation qu'il entretenait et qui le précédait. Il n'entendait laisser aucun trace de son passage, car personne ne devait savoir que l'assassinat était de son fait. Il n'y aurait pas le moindre témoin.
Excité, quoique consciencieux, Nono renoua sa ceinture, arma ses pistolets, fit de même avec son fusil blaster, et sortit de la cachette du Sith, silencieux, tel une ombre se mouvant sur le sol craquelé de la planète de lave. Il traversa la rivière de masse en fusion d'un unique bond magistral et, une fois parvenu près de l'avant-poste Mustafarian, il utilisa la fonction de grappin de son bras pour escalader la façade de duracier. Arrivé sur le toit, il fora un trou circulaire dans le métal, qui tomba avec un bruit alarmant dans le bâtiment. Le cyborg l'y suivit presque immédiatement. La scène suivante sembla se dérouler au ralenti. Le cyborg pénétra dans le bâtiment, un pistolet à la main gauche, la main droite sur le canon, pour faire office de silencieux. Les deux gardes hébétés avaient succombé avant même qu'il touche le sol. Il dissimula rapidement les cadavres encore fumants dans un coin sombre et revêtit l'un de leur uniformes, après avoir vérifié l'absence de caméra de surveillance.
Sans la moindre forme de pitié, il trancha net l'une des mains du gardien et l'appliqua contre le panneau de reconnaissance digitale. Satisfait, l'ombre d'un sourire plana sur le visage de Nono lorsque la porte automatisée s'ouvrit. Stupéfait, un troisième garde lui hurla d'unevoix chevrotante :
- Mais tu m'as fait peur, crétin ! Il est passé où, ton équipier ? C'est pas l'heure de la relève !
Jamais il n'eut de réponse. Sauf peut-être le "Non, c'est l'heure de la sieste" quasi-inaudible émit par les cordes vocales du semi-Jawa. Le Mustafarian eut à peine le temps de constater le trou béant ouvert dans son abdomen. L'assassin retira sa lame et les organes internes du gardien se déversèrent allègrement sur le sol. Pour ne pas laisser l'historique des ouvertures de portes montrer le premier gardien s'approcher de la zone sensible, il utilisa cette fois la main d'un autre des gardes. Il ouvrit la porte et se retrouva dans le grand hall. En face de lui, une demi-douzaine de mercenaires armés jusqu'aux dents, ainsi qu'une dizaine de droïdes de sécurité de modèle HK protégaient l'accès à la salle de réunion Archontiale. Mais peu lui importait, car Nono allait les éliminer, quoi qu'il arrive. Parvenu à quelques mètres seulement des soldats, l'un des leurs l'interpella :
- Hé, toi ! Pourquoi qu't'as quitté t'poste ? T'veux qu'j'te crèves ?
- Du calme, sergent... si vous voulez que je parte, alors je pars...
Il fit quelques pas en arrière, faisant mine de s'éloigner gentiment, et le détonateur thermique qu'il avait déposé aux pieds du mercenaire durant la courte discussion explosa violemment. L'assassin fit jaillir ses pistolets de leur étui, acheva les quelques survivants, sauta par-dessus les macchabées et les pièces détachées, ouvrit la porte blindée en utilisant le code crypté qu'il avait découvert. Trois politiciens préparaient un discours de propagande important lorsqu'ils remarquèrent le cyborg, à l'allure de Jawa handicapé et à l'uniforme de gardien Mustafarian.
- Bonsoir, messires...
- Comment âtes-vos entré ? répliqua l'un des assistants, terrorisé.
- Mais par la porte, bien entendu...
Et il ouvrit le feu. Sans aucune chance de survie, l'Archonte et ses adjoints trépassèrent en quelques secondes. Sa mission à présent effectuée, Nono brisa la baie vitrée de transparacier, et rejoignit la cachette à une vitesse incroyable, propulsé par les réacteurs de ses jambes bioniques (pratiquement 200 km/h !). Il pénétra dans le petit hangar, activa les moteurs de tous les vaisseaux et programma des trajectoires aléatoires pour chacun d'eux, afin de brouiller les pistes. Satisfait, il décolla et entreprit de joindre son commanditaire et réclamer ses 8000 crédits... _________________ Tu ne dois pas avoir peur du noir, Invité, mais bien de ce qu'il y a dedans... |
|